Les robots attaquent !

Branle-bas de combat ! Tout le monde sur le pont ! Les femmes et les enfants d’abord pour avoir des allocations ! Les robots arrivent et vont voler notre travail !

On entend partout ces temps-ci que les robots, ou programmes informatiques, vont faire disparaître la plupart des métiers. La moitié de la population se retrouverait au chômage et la seule solution serait une allocation universelle massive.

La moitié de la population vivrait alors sur cette allocation car elle serait incapable d’échanger son travail contre celui des ingénieurs, seuls à garder un travail commercialisable car ils créent et programment les robots. Autrement dit, le vieux système « les hommes échangent leur travail » qu’on appelle l’économie de marché devrait céder sa place à « chacun selon ses possibilités à chacun selon ses besoins » : en un mot, le communisme.

Répondons ici à 5 des arguments les plus fréquents quand on parle d’automatisation/robotisation.

Le travail peu qualifié va disparaître

On pense souvent que les métiers avec les salaires les plus modestes vont disparaître car ils sont peu qualifiés, et donc facilement remplaçables par des robots ou des ordinateurs. On voit l’ouvrier qui travaille à la chaîne remplacé par un robot mécanique, à l’opposé de l’ingénieur qui conçoit ces même robots de demain.

Autrement dit, on pense que les robots vont remplacer des métiers de plus en plus qualifiés, car ils deviennent de plus en plus intelligents. Mais en réalité les robots et les humains ne sont pas « intelligents » de la même manière du tout.

Les robots savent très bien faire :

  • des tâches répétitives fastidieuses avec toujours autant de soin, alors que les humains s’ennuient et finissent par bâcler la tâche (exemple : travail à la chaîne)
  • faire des calculs : votre téléphone peut faire plus d’un million de multiplications par seconde, avec des nombres à 10 chiffres ! Pour faire un seule de ces multiplications sans calculatrice, un humain va prendre au moins 1 minute.

Mais ils sont très mauvais quand il s’agit de :

  • se déplacer sur un sol irrégulier, avec peu de place, ou avec des objets qui gênent (pensez à un serveur dans un restaurant, à un ouvrier dans le bâtiment)
  • prédire la position future des choses qui se déplacent autour de soi (dans la rue, vous évitez et croisez d’autres humains qui se déplacent sans calculer avec des nombres leur vitesse, comme aurait besoin de le faire un robot)
  • être agile de ses mains, quand ce qui autour de soi n’est pas parfaitement normalisé (plombier, électricien, et de manière générale tout travail d’artisan)
  • comprendre les autres humains et interpréter le langage corporelle (pour des métiers comme vendeur par exemple)
  • faire preuve d’originalité ou de sens artistique
  • reconnaître des choses : Google a réussi à faire un programme sur un super-calculateur qui reconnaît un chat sur une image avec 75% de réussite. C’est impressionnant pour une machine, mais un enfant de 5 ans peut le faire avec fiabilité de 100%.

Dans les métiers de la seconde catégorie, le robot est très inférieur à l’homme, à l’enfant et même à l’animal. Exemple : votre maison est en travaux, des matériaux et outils jonchent le sol. Un chat va traverser la pièce en quelques secondes, un robot va trébucher sur chaque objet et finir lamentablement à terre ou bloqué.

L’homme et l’animal ont évolué pour survivre dans la nature. Pour cela il faut avancer sur un sol irrégulier (le carrelage ou le macadam ne sont pas des environnements naturels…), éviter des obstacles (arbres, buissons, etc.), reconnaître les intentions sur les visages des humains et des animaux (cet humain va-t-il m’attaquer, ce tigre me regarde-t-il ?), prédire les positions futures des choses qui bougent (où dois-je viser avec ma lance pour atteindre cette antilope qui court ?). En revanche, faire des multiplications rapidement ne fournit aucun avantage de survie.

Alors que conclure de tout cela ? Avant d’avoir des ordinateurs et robots à notre service, nous devions faire les tâches adaptées au humains mais aussi les tâches adaptées à la machine, pour lesquelles nous étions plutôt mauvais. Mais les robots ne sont pas prêts de remplacer le plombier, l’électricien, le coiffeur, le serveur, l’infirmière, le barman, l’avocat, le vendeur ou même l’ouvrier dans le bâtiment. À l’inverse, les métiers où le travailleur reste assis sur une chaise toute la journée et ne fait que traiter de l’information sont plus menacés : le comptable, le trader, l’agent d’assurance, bibliothécaire, etc.

Les métiers menacés ne sont donc pas nécessairement les métiers aux revenus les plus modestes. Ce n’est donc pas une différence de type « lutte des classes » avec d’un côté les ouvriers sans travail et de l’autre les riches qui se gavent de l’argent gagné grâce aux robots.

Il n’y aura plus assez de choses à faire

« Bon, d’accord, ce n’est pas les métiers les plus modestes qui vont disparaître. Mais cela n’empêche qu’il y a quand même la moité de la population qui se retrouvera au chômage non ? »

Pour répondre, il faut se souvenir qu’il y a un siècle, environ la moité de la population vivait de l’agriculture. Pourquoi n’y a-t-il pas déjà la moité de la population au chômage alors ?

Pour comprendre, il faut arrêter de raisonner à l’envers. Trouver un travail n’est pas comme rechercher une ressource rare. Le temps est rare, le pétrole est rare, l’or est rare, mais les choses à faire ne sont pas rares. Si vous échouez sur une île déserte, vous ne vous direz pas « Vite – comment je vais faire pour trouver un travail ? ». Quand on raisonne dans le bon sens, on voit qu’en fait, l’homme avait besoin pour se nourrir de passer la moitié de son temps dans la production agricole. L’amélioration de l’agriculture a permis d’utiliser moins de temps humain. L’homme a alors pu se consacrer à d’autres choses moins prioritaires pour sa survie. Et ce sont ces choses qui ont remplacé l’agriculture dans l’économie. Aujourd’hui par exemple, on installe des panneaux solaires sur les toits, ce qu’on ne faisait pas il y 20 ans. On cherche aussi à avoir un mode de vie plus écologique, ce qui va nécessiter à nouveau du travail humain.

L’être humain est d’une créativité sans limite, et le temps supplémentaire qu’offrira la robotisation permettra aux gens de vivre de leurs passions, ou d’inventer de nouveaux métiers dont on ne peut même pas deviner la teneur aujourd’hui. Aurions nous deviné il y a 100 ans que les métiers d’acteur de cinéma, d’informaticien ou encore designer en art digital existeraient un jour ?

Nous n’aurons plus assez d’argent

Mais me direz-vous, avec quel argent va-t-on payer tous ces métiers nouveaux ?

En fait il faut bien voir que si par exemple la production agricole nécessite 10 fois moins de travail aujourd’hui, cela signifie qu’il y a 10 fois moins de salaires à payer, et donc que les prix sont 10 fois plus faibles. Aujourd’hui, l’alimentation ne représente plus que 20% de notre budget. Avec l’argent économisé, les gens ont acheté des nouveaux produits et services qui ont conduit à l’apparition de nouveaux métiers. C’est le même phénomène qui se produit aujourd’hui.

Si la moitié du travail est automatisé, on pourra garder le même niveau de vie en dépensant 2 fois moins. Mais imaginons que nous ne savions pas quoi faire avec la moité restante de notre argent et que nous n’ayons « besoin de rien d’autre ». Il est peu probable que ce cas arrive, mais quand bien même ce serait le cas, cela n’entrainera pas nécessairement que la moitié de la population sera au chômage.

Imaginons un homme, Martin, dont le travail n’est pas remplacé par un robot, qui dépense maintenant 2 fois moins pour avoir les mêmes choses qu’avant, grâce à l’automatisation. Mais Martin n’a pas envie d’acheter de nouvelles choses avec la moitié de l’argent qu’il lui reste. Alors Martin décide de travailler 2 fois moins car ce sera moins fatiguant. L’entreprise où il travaille aura alors besoin d’un autre employé, Henri, qui fera l’autre moitié du travail. Et justement l’ancien travail d’Henri avait disparu car il avait été automatisé.

Cet exemple montre que, même si on « ne trouvait rien » de nouveau à faire, on pourrait alors se contenter de travailler tous 2 fois moins. Nous ne deviendrions pas pauvres pour autant, puisqu’il y aurait besoin de 2 fois moins de travail pour avoir le même niveau de vie. Dans la réalité, c’est probablement un mélange des 2 cas qui se produira : à la fois des nouveaux métiers et un travail moins intensif ou moins fréquent.

La changement sera trop rapide

Mais où sont les voitures volantes ? Il y a 30 ans, tout le monde était convaincu qu’en l’an 2000, les voitures volantes seraient partout, et les robots nous serviraient au quotidien.

Il faut voir qu’entre une modèle de démonstration en laboratoire, l’industrialisation et l’utilisation à grande échelle, il peut s’écouler plusieurs années.

Pour vous donner une idée, prenons une échelle de 1 à 100 de l’intelligence des robots. À 1 on a la calculatrice et à 100 on a le robot conscient. On est aujourd’hui quelque part autour de 5, avec le robot qui passe l’aspirateur, ou qui peut conduire une voiture sur une route pas trop compliquée. À 10 on a le robot comptable, à 20 le robot serveur capable de se déplacer correctement dans un restaurant et de transporter les plats (mais pas de comprendre les émotions des clients…).

Beaucoup de gens exagèrent la vitesse de ce changement, soit parce qu’ils travaillent dans des laboratoires de recherche fondamentale et ne comprennent pas que du laboratoire à l’usine il y a des années de transition, soit parce qu’ils exagèrent les progrès de l’intelligence artificielle pour vendre leur produit ou des actions de leur entreprise. Ils veulent faire croire qu’ils vont nous faire passer de 5 à 40 sur l’échelle dont je parlais, alors qu’en fait ils ne peuvent passer que de 5 à 6. Les journalistes relayent alors les informations, parfois en en rajoutant encore, et au final on a l’impression que les robots sont presque au niveau 100 alors qu’on n’est même pas encore à 10.

Il n’est d’ailleurs pas garanti du tout qu’on atteindra un jour le niveau 100. Il est plus facile de faire faire certaines tâches par des humaines que de construire des robots hyper-sophistiqués pour les accomplir. Quant aux robots doués de conscience, il s’agit pour le moment d’un pure fantasme (ou cauchemar ?) de science fiction.

Beaucoup de gens ne pourront pas s’adapter

« Si Henri est devenu comptable à 20 ans, mais qu’à 40 ans son métier disparaît, il ne pourra pas apprendre un nouveau métier. »

Ce raisonnement est faux  : Il existe à l’heure actuelle des dizaines (pour ne pas dire des centaines) de sites, de MOOC, de cours gratuits sur Internet grâce auxquels on peut avoir des connaissances équivalente à celles d’un diplôme qualifié dans à peu près tout. Si Henri désire devenir informaticien, il peut suivre les cours de Codecademy ou du Wagon, s’il veut faire des bijoux à la main et les vendre en ligne, des centaines de tutoriels sont disponibles sur des sites de vidéos. La quasi-totalité de la connaissance humaine se trouve sur Internet, et ce phénomène est certainement voué à s’intensifier au cours des prochaines années.

Les êtres humains ont su s’adapter à des changement bien plus brusques que ceux d’un changement de métier, et apprendre est toujours possible. La robotisation permettra à la plupart des métiers pénibles de disparaître. On n’entend personne aujourd’hui rêver du travail à la chaîne ou du travail de secrétaire. Cela conduira à une amélioration globale du confort et de la qualité de vie de l’humanité, et à des possibilités de carrières infinies.

Crédits : Photo par Hans Splinter – CC By-ND

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11 commentaires pour Les robots attaquent !

  1. Ping : Les robots attaquent ! Serez-vous au chômage ? | LeSScro

  2. Francois Lefebvre dit :

    Analyse trop facile avec beaucoup d’inversions entre les causes et les conséquences
    déjà informaticien je n’ai plus d’emploi, et comme réparateur d’électro-ménagés, je me fais ubertisé car on ne répare plus on change les pièces et n’importe qui peu faire cela a faible salaire que reste-t-il.. pendant ce temps les produits alimentaires augmentent, emballage plus petit quantité moindre mais même prix !!!

    • Zer dit :

      J’embauche des informaticiens, envoie ton CV.

      • Francois Lefebvre dit :

        Allo, je te ferai remarqué que lorsque je travaillait en informatique appliquée, déja en 1967 on programmait les machines a papier pour éliminer des jobs, regarde aujourd’hui ce qui reste des machines a papier dans le monde … presque plus besoin, les emballages sont plastifiés, les ordi communiquent avec des courriels, donc le papier a globalement disparu a 80% comme disparaîtront les jobs. Je ne suis pas pessimiste mais réaliste. Qu’est-ce qu’on a fait des chevaux lorsque l’auto est arrivé … disparu sauf les coureurs et les loisirs, combien de millions de morts…

  3. Lame dit :

    Comme les délocalisations vers les pays dumpers, l’automatisation met en fait en lumière l’inadaptation de nos Etats à la réalité économique de notre temps:
    a. Nous sommes passés d’une société fondée sur une richesse foncière et un salariat sédentaire imposables à une richesse mobilière insaisisable.
    b. Nous sommes aussi passé d’une société fondé sur le « trepalium » salarié ou esclavage moderne à la société de l’automatisation et de l’externalisation des tâche de l’entreprise.

    Ce n’est pas un drame, c’est la vie.

    En France, l’adaptation de la société à l’automatisation nécessiterait essentiellement trois évolutions:
    1° L’Etat devrait déplacer la pression fiscale de la taxation du travail et des consommateurs à l’imposition des revenus entrepreneuriaux. Les recettes de l’automatisation contribueraient ainsi d’avantage au budget.
    2° L’Etat devrait réduire la pression fiscale sur les entrepreneurs en maximisant ses revenus non contributifs, notamment par l’institution d’un fond souverain. Il pourrait notamment acquérir des participations dans les entreprises les plus automatisés et ventiler son budget avec une partie des dividendes générés par l’automatisation.
    3° L’Etat devrait redistribuer une partie de ses recettes non contributives aux résidants légaux sous la forme de dividende social.

    Ce ne sont bien sûr que les principales mesures nécessaire pour s’adapter au changement. L’éducation des Français doit être révisée:
    -Il faut préparer les enfants à l’entrepreneuriat non plus au salariat traditionnel car leur emploi sera celui qu’ils créeront, par exemple dans le cadre de couveuses d’enreprise, de coopératives d’entrepreneurs, de sociétés de salariés comme les SAL espagnols.
    – Il faut également dispenser aux enfants une éducation plus survivaliste car l’avenir du travailleur humain, c’est le travail en réseau d’humains, pour satisfaire les besoins des membres du réseau.

    Inutile de préparer nos enfants à être des chômeurs en fin de droit ou à être battu par la production automatisée de biens et services sur le marché traditionnel; leur seule chance est de devenir leur propre offre d’emploi, d’être plus autarcique vis à vis du marché traditionnel et d’entrer dans l’actionnariat des entreprises automatisées.

  4. yoananda dit :

    arguments intéressants mais un peu simplistes.
    Je vais prendre 1 seul exemple.
    Avec la mécanisation de l’agriculture, c’est super, on s’est enrichi, un seul gus avec son tracteur fait le boulot de 100 avant.
    Grâce à la mécanisation on s’est libéré d’un travail fastidieux et on beaucoup plus de temps libre.
    Ha ben non !
    Alors qu’avant on suivait le rythme des besoins et des saisons dans les campagnes, maintenant, on doit bosser 8h minimum par jours sans compter les transports les courses et autres obligations administratives. Ce qui fait qu’on final, on a un mode de vie plus « riche », mais 10X plus aliénant qui ne corresponds plus du tout à notre physiologie et à ce pour quoi notre corps à évolué. On est malheureux, on consomme des anti-dépresseurs, on demande des « congés payés » pour compenser et va se ruiner dans les club meds pour oublier le metro-boulot-bistrot-dodo.

    La robotisation va pousser cette logique de la mécanisation plus loin. On nous promet que tout ira bien, même s’il faudra s’inventer de nouveau métiers (oui, inventer des métiers, c’est facile, mais inventer des métiers utiles avec plus value, c’est une autre paire de manche, combien de jobs occupationnels de nos jours avec tous ces psychothérapeutes qui pullules pour écouter les gens s’épancher, ces fonctionnaires qui créer des règles pour tuer le temps, etc…).

    Je crois que les craintes face à la robotisation sont tout à fait avérées même si elles sont mal exprimées, et que rien ne nous dit qu’on sera plus heureux avec des robots et des moustiques OGM partout (car oui, la robotisation n’est qu’un volet de la révolution NBIC).

    • François Lefebvre dit :

      Il y a plusieurs phases a la robotisation et toutes sont poussées avec la même logique, sauver du travail harassant par contre la cette phase est de trop et maintenant on peut plus la rejeter, il n’y a plus assez de jobs et surtout plus assez d’argent pour tout simplement vivre … Regardez la descente aux enfers des commerces, des resto, de moins en moins de monde vont au resto, peut être les robots devraient y aller pour les faire vivre ????

      • Lame dit :

        Je n’ai pas le sentiment que les entrepreneurs partisans de la robotisation ait le désir de sauver les employés qu’ils licencient du « travail harassant ». Je doute aussi que ceux qui deviendront SDF seront si heureux d’avoir été débarassé de leur emploi d’ouvrier ou de secrétaire, ces « harassantes » sources de revenus.

        Il est évidemment trop simpliste de prétendre que tel ou tel travailleur mis au chômage pourra apprendre un nouveau métier les doigts dans le nez grâce aux MOOC. S’il s’agit de compétences à louer aux entreprises en cours d’automatisation, c’est peine perdu. Au mieux, une petite minorité gagnera un répit avant d’être de niveau licenciée au profit du dernier cri des logiciels.

        Le métier d’avenir, c’est assurer sa survie en réseau avec d’autres personnes dans la même situation. Il ne s’apprendra pas avec des MOOC.

    • Lame dit :

      La mécanisation de l’agriculture a enrichi qui exactement? Les fermiers européens? Ceux qui laissent leurs fruits pourrir sur leurs arbres parce qu’ils perdraient encore plus d’argent en les cueillant? Ceux qui vont régulièrement manifester à Bruxelles? Ceux qui se suicident parce qu’ils n’en peuvent plus?

      La robotisation ne fait pas de facto le bonheur des gens: Cela dépend de la façon et des personnes au profit desquelles elle est mise en oeuvre. Il faut bien voir la réalité: la robotisation se fait au profit d’une petite caste d’actionnaires et contre le personnel humain. Les travailleurs humains peu qualifiés dans un premier temps et pratiquement tous à long terme.

      Pour s’adapter à la robotisation, il ne faut plus se former dans l’optique de proposer aux entreprises robotisées les services qui sont ou seront automatisés. Il faut se former à assurer sa survie, en collaboration parce que les gens ordinaires n’ont pas le potentiel pour devenir des Grizzly Adams.

      Bien sûr, il ne suffit pas d’assurer sa survie du point de vue des besoins primaires. Entrer dans l’actionnariat des entreprises automatisées permet d’éviter des conflits avec les futures entités dominantes de l’économie … et bien plus sans doute.

  5. Francois Lefebvre dit :

    Survie, survie c’est bien beau, rappelez vous combien de chevaux il y avait dans les années 1900 et regardez combien il en reste ..disparu et pourtant ce sont des créatures vivantes…comme l’homme. On avait des problèmes des crottes de cheval dans toutes les grandes villes un peu comme la maladie actuelle ‘le réchauffement’. on ne parle plus de ce problème de crotte car on a éliminé les chevaux et le prochain sur la liste c’est qui…l’homme. Relisé l’histoire des états unis. la guerre de cécession avait comme ultime but de diminuer la population noire (et les pauvres qui travaillaient des 60 a 70 heures par semaine) et permettre la venue des machines pour avoir plus de profits. Encore la question: qui sera le prochain.

    • Ednaiv Ehcah dit :

      Salut,
      Effectivement c’est une analyse plutôt simpliste. Je suis d’accord avec vous à propos du cheval mais ce n’est pas le cheval qui a construit les voitures. C’est l’humain qui a rendu désuet l’utilisation du cheval mais aussi de bien d’autres animaux dont le chien qui servait à garder les troupeaux ou qui surveillait les propriétés.

      A chaque saut technologique ou révolution industriel les gens disaient que c’était la fin du travail et de l’homme. Est-ce que cette fois-ci c’est la bonne ? Peut-être mais selon moi ce sera la bonne le jour où les robots pourront eux-même construire des robots pour nous remplacer comme nous avons fait avec le cheval.
      D’ici là c’est encore nous qui construisons les robots ainsi que les règles qui les régissent.
      Je crois que l’on surestime les robots et sous-estimons ce que nous appelons « l’intelligence ». Tout ce que je vois, pour être dans le domaine de l’informatique, c’est plus de calcul, plus d’analyse et ce plus rapidement mais ce n’est pas de « l’intelligence » à proprement parler.
      Il nous reste du chemin à faire avant d’arriver à de la vraie intelligence.

      J’imagine que nous allons voir beaucoup de manifestation organisés par les syndicats et associations de chômeurs lorsque le « grand remplacement » commencera.

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