Libertarianisme.fr » Livres https://libertarianisme.fr Sun, 29 Mar 2015 05:29:56 +0000 fr hourly 1 http://wordpress.com/ http://0.gravatar.com/blavatar/c94cd88249c012ad714331d1f2aa9538?s=96&d=http://s2.wp.com/i/buttonw-com.png » Livres https://libertarianisme.fr Hymne, Ayn Rand https://libertarianisme.fr/2014/07/18/hymne-ayn-rand/ https://libertarianisme.fr/2014/07/18/hymne-ayn-rand/#comments Thu, 17 Jul 2014 22:34:48 +0000 https://libertarianisme.fr/?p=643 Continuer la lecture ]]> hymneHymne est une nouvelle écrite par Ayn Rand, célèbre auteur libérale que nous avons déjà présentée. Dans un futur hypothétique, toute liberté a disparu. Les hommes mènent une vie triste d’esclavage au service des autres. Ils ont abandonné la technologie et la démarche scientifique et s’éclairent à nouveau à la bougie. Mais tout espoir n’est pas perdu, car un homme va réussir à redécouvrir ce que l’humanité a oublié.

Hymne est une histoire magnifique, un véritable hymne à la liberté et à la nature humaine. Si vous êtes comme moi, vous aurez envie de vous battre pour la liberté après l’avoir lue.

Son monde rappelle celui imaginé par George Orwell dans son roman 1984 (c’est le titre), mais il n’est pas un plagiat car Hymne a été publié en 1938 alors que 1984 a été publié en 1949. Bien sûr, 1984 est une histoire bien plus complète car il s’agit d’un roman entier. En revanche, Hymne a une fin heureuse et termine sur une hypothèse plus optimiste, qui est que l’homme finit toujours par revenir à la liberté, alors que 1984 sembler sceller le destin de l’humanité pour l’éternité.

Citation issue du livre : « Et le jour viendra où je briserai toutes les chaînes du monde, je raserai les cités d’esclaves, et ma maison deviendra la capitale d’un monde où chacun sera libre d’exister pour lui seul. Pour l’avènement de ce jour, je me battrai avec mes enfants et les amis que j’aurai choisis. Pour la liberté de l’homme. Pour ses droits. Pour sa vie. Pour son bonheur. »


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Libres !! https://libertarianisme.fr/2014/07/09/libres/ https://libertarianisme.fr/2014/07/09/libres/#comments Tue, 08 Jul 2014 22:28:34 +0000 https://libertarianisme.fr/?p=631 Continuer la lecture ]]> libres couvertureLe livre Libres !! vient de sortir, publié par le collectif La Main Invisible. Il s’agit d’un recueil de 100 textes écrits par 100 libéraux, qui vous présentent différentes facettes de la liberté, par exemple l’automédication, l’avortement, la laïcité, les brevets, les auto-entrepreneurs… Il fait suite au volume précédent, Libres ! (avec un seul point d’exclamation) qui avait lui aussi réuni 100 auteurs.

Les deux auteurs de ce site ont eux-mêmes contribué au projet et sont chacun auteur d’un texte (les n°1 et 18). En particulier, vous reconnaîtrez une variante de l’article « Comment je suis devenu libertarien ? » publié précédemment ici.

Je vous invite à vous le procurer. Vous pouvez le trouver ici :

Vous pouvez lire la 4ème de couverture ci-dessous :

libres 4e de couverture


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La Grève, Ayn Rand https://libertarianisme.fr/2013/11/23/ayn-rand/ https://libertarianisme.fr/2013/11/23/ayn-rand/#comments Fri, 22 Nov 2013 23:07:26 +0000 https://libertarianisme.fr/?p=498 Continuer la lecture ]]> La GrèveLa Grève est un roman écrit par Ayn Rand, que nous avons déjà présentée. Publié en anglais en 1957 sous le nom de Atlas Shrugged, et récemment traduit en français en 2011. Il est considéré comme le livre le plus influent après la Bible aux États-Unis ! Nous présentons également La Source vive, le roman qui l’a rendu célèbre.

Résumé

[Note : Le résumé qui suit ne va pas vous spoiler.]  L’histoire commence alors que les États-Unis sont en pleine crise économique. Dagny Taggart, vice-présidente d’une grande compagnie de chemin de fer, doit faire face à de multiples problèmes avec son réseau. Pour sauver sa compagnie, elle est prête à tout, sauf à être malhonnête mais doit faire face à son frère, qui l’accuse de ne penser qu’à l’argent, et qui souhaite utiliser l’aide du gouvernement. Elle va alors rencontrer Hank Rearden, l’inventeur d’un métal révolutionnaire qui pourrait bien lui permettre de remplacer les rails défaillants.

Elle va retrouver également son ami d’enfance, Francisco d’Anconia, un riche capitaliste qui a sombré dans la décadence, et dont le comportement fait de lui la risée du monde des affaires. On entend également parler d’un certain John Galt, dont tout le monde prononce le nom dans l’expression « Qui est John Galt ? » sans que l’on sache s’il s’agit même vraiment d’un homme. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas gâcher le suspense si vous avez l’intention de le lire.

Mon avis

La Grève est à la fois une histoire passionnante, pleine de suspense, mais également une véritable simulation politique et économique, qui montre les ravages de l’intervention de l’État dans l’économie au nom de la solidarité. Ayn Rand a dit que son roman ne se voulait pas prophétique, mais était justement un avertissement pour éviter qu’il ne le devienne.

Les films

Atlas Shrugged - The movie

La livre a été adapté au cinéma en une trilogie, dont le 3ème film n’est pas encore sorti (prévu en 2014). Comme tous les lecteurs d’une oeuvre adaptée au cinéma, je pourrais vous dire qu’évidemment le livre est mieux, que le film ne représente pas bien les idées, etc. Mais si vous ne voulez pas faire l’effort de lire le livre, le film vous permet de découvrir cette fiction passionnante.

À lire aussi : La Source vive

La Source viveLa Source vive est un autre roman écrit par Ayn Rand, qui raconte l’histoire d’un architecte passionné nommé Howard Roark, qui va tout faire pour réaliser son rêve, malgré l’absence de conviction de ses contemporains dans son art. Son ami, Peter Keating, au contraire, cherche à plaire pour réussir. D’autres personnages originaux sont présents comme Ellsworth Toohey, un philanthrope socialiste, Gail Wynand, un riche éditeur, et Dominique Francon, une jeune journaliste.

Ce livre est un véritable message philosophique sur la vie, où le héros incarne les principes de l’égoïsme rationnel, c’est-à-dire l’idée qu’un homme a le droit de vivre pour lui-même, et n’a pas le devoir de sacrifier son bonheur pour celui des autres. On découvre pourtant que le héros est un personnage bien plus sympathique et honorable que ceux qui n’ont que le bien commun à la bouche.

Quelques citations choisies par nos soins

« Vous recevrez tout ce que la société peut donner à l’homme. Vous garderez l’argent, la gloire, les honneurs qu’il plaira aux gens de vous accorder. Vous recevrez les sentiments de gratitude que les locataires seront capables d’éprouver envers vous. Mais moi j’aurais ce que personne ne peut donner à un autre homme, excepté cet homme lui-même… moi, j’aurai bâti Cortland. » [Howard Roark, dans la Source Vive, Ayn Rand]

« Je suis Gail Wynand, l’homme qui a commis tous les crimes excepté un : celui de ne voir que futilité dans le fait merveilleux d’exister et de chercher une justification à ma vie en dehors de moi-même. » [La Source Vive, Ayn Rand]


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https://libertarianisme.fr/2013/11/23/ayn-rand/feed/ 2 almacha La Grève Atlas Shrugged - The movie La Source vive
La Vertu d’égoïsme https://libertarianisme.fr/2013/05/25/la-vertu-degoisme/ https://libertarianisme.fr/2013/05/25/la-vertu-degoisme/#comments Sat, 25 May 2013 09:03:21 +0000 https://libertarianisme.fr/?p=463 Continuer la lecture ]]> Ayn RandAyn Rand (1905-1982) est une des figures américaines les plus influentes du libéralisme. Elle est célèbre entre autres pour son roman Atlas Shrugged (La Grève), mettant en scènes des héros libéraux dans un monde où la liberté disparaît. La Vertu d’égoïsme est une courte collection d’essais présentant la philosophie morale proposée par Ayn Rand, dont nous donnons les grandes lignes ici.

Sa morale se place dans le cadre plus large de sa philosophie, l’objectivisme, dont les principes sont expliqués dans le premier chapitre (qui est aussi présent à la fin de La Grève). Si on voulait résumer sa philosophie morale en une phrase familière, on pourrait dire « Vous pouvez être égoïste du moment que vous n’utilisez pas la violence envers les autres ». Voici certains des principes :

  • Vous pouvez agir pour votre propre bonheur et n’avez pas le devoir de le sacrifier pour celui des autres. Inversement, vous ne pouvez pas exiger de sacrifices des autres pour votre propre bonheur.
  • Les droits de l’homme sont la vie, la liberté, la propriété et la recherche du bonheur.
  • La propriété inclut toutes les créations de l’homme, matérielles et intellectuelles.
  • Prendre l’initiative d’utiliser la violence est illégitime.
  • Le seul rôle légitime du gouvernement est de protéger les droits fondamentaux. Le seul système moral est donc le libéralisme.

Une des idées les plus importantes de cette philosophie est l’absence de devoir de sacrifice. Cela s’oppose à la philosophie altruiste (ou utilitariste*) qui dirait : « si une action nécessite une perte de bonheur pour vous mais procure un bonheur plus élevé à quelqu’un d’autre en échange, vous devez effectuer cette action ». Autrement dit il faut « se sacrifier pour le bien commun ». Ayn Rand conteste précisément cette morale et affirme au contraire que vous avez parfaitement le droit moral d’agir dans le sens de votre propre bonheur, même si le sacrifier pourrait procurer un bonheur plus grand aux autres.

L’altruisme à l’épreuve

La philosophie objectiviste pourrait paraître immorale et contre-intuitive, mais examinons quelques exemples concerts. Suivant l’exemple donné par Ayn Rand, imaginons un homme, dont la femme serait atteinte d’une grave maladie, et qui dépenserait toute sa fortune pour la sauver. Si on lui demandait pourquoi il fait cela, il dirait « je ne pourrais pas vivre sans elle ». Cet homme est en fait égoïste, car il ne veut pas vivre sans sa femme et agit donc pour son propre bonheur. S’il agissait « pour le plus grand bonheur pour tous », que devrait-il faire ? Il y a certainement plusieurs personnes mourant de faim que cet homme pourrait sauver, s’il laissait mourir sa femme, et à la place donnait son argent pour apporter du riz à des affamés. Voilà la vraie action altruiste où il sacrifie son intérêt (vivre avec sa femme) pour le plus grand bien (plus de vies sauvées). Que feriez-vous à sa place ? Quel comportement vous parait le plus vertueux ?

Examinons un autre cas de philosophie altruiste qui nous concerne tous (du moins tous ceux qui ont les moyens d’avoir un ordinateur pour lire ce texte). Avec vos revenus, en dehors du strict minimum pour survivre, vous auriez les moyens de sauver beaucoup d’enfants de la famine dans le monde. Pourtant vous dépensez votre argent pour bien d’autres choses qui ne sont pas strictement nécessaires. Renoncer à ces choses vous apporterait une souffrance plus faible que celle que vous pourriez éviter à ces enfants. Vous devriez alors donner la quasi-totalité de vos revenus, jusqu’au point où donner plus vous ferait vous aussi mourir de faim. Pourtant, donnez-vous tous vos revenus en dehors du strict minimum pour survivre ?

On peut imaginer une situation encore pire. Vous êtes dans un hôpital où 5 personnes sont en danger de mort chacune à cause d’un organe défaillant différent. Si vous mourriez accidentellement, vos organes permettraient de sauver ces 5 personnes. Selon la morale utilitariste, vous auriez donc l’obligation morale de vous suicider pour les sauver. Le feriez-vous ?

Et si je veux aider les autres ?

La philosophie objectiviste ne vous interdit pas d’aider les autres gratuitement si c’est ce que vous souhaitez. Simplement, elle affirme que vous n’avez pas l’obligation morale de vous occuper du bonheur de tous les autres hommes de la Terre.

Et les libertariens ?

Il serait faux de penser que la philosophie d’Ayn Rand est identique à la philosophie libertarienne. Il s’agit en fait de deux questions reliées mais différentes. Le libertarianisme affirme que l’État n’a pas à vous obliger à donner votre propriété aux autres, car ce serait du vol. Par contre un libertarien peut penser que c’est votre devoir moral, tout en pensant que cela ne justifie pas l’intervention de l’État. La philosophie objectiviste va plus loin, affirmant que vous n’en avez pas l’obligation morale. L’État a donc évidemment encore moins le droit de vous y forcer.

Notons par ailleurs que Ayn Rand n’utilisait pas le terme « libertarien » pour se décrire, car elle ne voulait pas qu’on pense qu’elle était anarcho-capitaliste. En effet, Ayn Rand était minarchiste (en faveur d’un État minimal).

* utilitarisme : la morale utilitariste consiste à dire qu’une action est morale si elle produit le plus grand bonheur pour le plus grand nombre


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Traité du gouvernement civil, de John Locke https://libertarianisme.fr/2013/01/21/traite-du-gouvernement-civil-de-john-locke/ https://libertarianisme.fr/2013/01/21/traite-du-gouvernement-civil-de-john-locke/#comments Mon, 21 Jan 2013 21:35:51 +0000 http://libertarianisme.wordpress.com/?p=358 Continuer la lecture ]]> John LockeJohn Locke (1632-1704) est en quelque sorte l’inventeur du libertarianisme, ou du moins le premier a en avoir formulé les principes fondateurs clairement. Dans son Traité du gouvernement civil (1690), il explique ce que doit être le rôle de l’État selon lui, et en quoi ce rôle est le seul légitime.

Tout d’abord, avant la création de l’État, l’homme se trouve dans l’état de nature, c’est-à-dire l’absence d’une système de justice pour régler les différents entre individus. L’homme dispose de ses droits naturels, la vie, la liberté et la propriété. Locke explique la légitimité de l’appropriation :

« Bien que la terre et toutes les créatures inférieures appartiennent en commun à tous les hommes, chaque homme est cependant propriétaire de sa propre personne. Aucun autre que lui-même ne possède un droit sur elle, le travail de son corps et l’ouvrage de ses mains lui appartiennent en propre. Il mêle son travail à tout ce qu’il fait sortir de l’état dans lequel la nature la laissée, et y joint quelque chose qui est sien. Par là, il en fait sa propriété. Cette chose étant extraite par lui de l’état commun où la nature l’avait mise, son travail lui ajoute quelque chose, qui exclut le droit commun des autres hommes. » (§27)

Dans l’état de nature, chaque homme a le droit de défendre sa vie, sa liberté et sa propriété directement, et peut rendre lui-même la justice selon ce qui lui parait approprié.

Mais l’état de nature a un certain nombre de défauts. Il manque de lois clairement établies et connues, il manque un juge impartial (les victimes étant trop souvent influencées par un intense désir de vengeance) et enfin il manque d’une force puissante pour faire appliquer les lois (§124). Les individus, explique-t-il, choisissent alors de renoncer à l’état de nature, en remettant l’exercice de la justice à une autorité, afin de protéger au mieux leur vie, leur liberté et leur propriété. C’est ainsi que Locke justifie l’existence d’un État minimal.

Mais cet État n’obtient absolument par un droit illimité sur les individus. En effet « Ce pouvoir doit se réduire à mettre en sûreté et à conserver les propriétés de chacun […] » (§131). En particulier, l’État n’a pas le droit de s’emparer de la propriété des individus :

« En troisième lieu, la suprême puissance n’a point le droit de se saisir d’aucune partie des biens propres d’un particulier, sans son consentement. Car, la conservation de ce qui appartient en propre à chacun étant la fin du gouvernement, et ce qui engage à entrer en société; ceci suppose nécessairement que les biens propres du peuple doivent être sacrés et inviolables : ou il faudrait supposer que des gens entrant dans une société auraient par là perdu leur droit à ces sortes de biens, quoiqu’ils y
fussent entrés dans la vue d’en pouvoir jouir avec plus de sûreté et plus commodément. » (§138)

Une grande partie du traité consiste à réfuter la légitimité de la monarchie absolue, et des autres régimes où le pouvoir absolu et exercé par un groupe d’individus. Locke discute également de la bonne forme de gouvernement (le vote à la majorité, la séparation des pouvoirs) et de la légitimité du renversement des gouvernements en place. Ces parties peuvent paraître moins pertinentes aujourd’hui, la monarchie absolue n’étant plus très à la mode, mais était fondamentale à l’époque de Locke et faisait de lui un précurseur de la révolution.

Pour conclure, Locke a été un pionnier du libertarianisme, en posant les principes de base sur lesquelles est toujours fondée cette philosophie. Ses successeurs, de Bastiat à Rothbard, se sont tous référés à ses idées.

Liens


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https://libertarianisme.fr/2013/01/21/traite-du-gouvernement-civil-de-john-locke/feed/ 1 almacha John Locke
L’Éthique de la liberté, de Murray Rothbard https://libertarianisme.fr/2013/01/17/lethique-de-la-liberte-de-murray-rothbard/ https://libertarianisme.fr/2013/01/17/lethique-de-la-liberte-de-murray-rothbard/#comments Thu, 17 Jan 2013 20:44:49 +0000 http://libertarianisme.wordpress.com/?p=349 Continuer la lecture ]]> ethique de la liberteMurray Rothbard (1926-1995) est un des plus grand libertariens du XXème siècle. Dans son ouvrage, l’Éthique de la liberté, il expose les bases de la philosophie libertarienne. Un livre idéal pour découvrir le libertarianisme, en particulier dans sa version anarchiste.

Rothbard commence par présenter la philosophie des droits naturels, et explique en quoi elle est utile pour discuter de la légitimité des lois. Cette première partie peut paraître un peu théorique, mais la suite est beaucoup plus terre à terre. Pour montrer les droits légitimes, Rothbard prend l’exemple de Robinson Crusoé, et de ses relations avec Vendredi (explication dont je me suis inspirée dans l’article sur les droits naturels). Il explique ainsi la question de la propriété, de l’échange et du vol.

Notons que Rothbard est partisan de l’anarchie libertarienne, ou anarcho-capitalisme, la version la plus radicale du libertarianisme, dans laquelle l’État ne s’occupe même pas de la justice (et pour cause, il n’existe pas) et où les individus ont donc le droit de rendre la justice par eux-mêmes (mais en pratique préféreront adhérer à des associations protectrices). Il explique aussi sa théorie de proportionnalité des peines, compatible avec une justice décentralisée. Il traite aussi de divers sujets, comme la question des droits des enfants, de la corruption, des contrats et des droits des animaux.

Bien sûr, vient ensuite une partie sur l’État dont il explique le rôle fondamentalement immoral. Enfin, il discute d’autres théories de la liberté, et défend l’anarchie contre l’État minimal, en critiquant en particulier la théorie de Nozick.

On pourra trouver ses positions très extrêmes, comme celles sur l’application directe de la justice, les droits des enfants, ou l’absence totale d’État. Néanmoins, il s’agit d’un livre agréable à lire et accessible à tous, que je recommande à toute personne voulant découvrir le libertarianisme, tout en vous prévenant qu’il s’agit de la version la plus radicale du libertarianisme. En particulier, son ouvrage est plus facile à comprendre que celui de Nozick que j’ai présenté précédemment.


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Anarchie, État et utopie, de Robert Nozick https://libertarianisme.fr/2013/01/15/anarchie-etat-et-utopie-de-robert-nozick/ https://libertarianisme.fr/2013/01/15/anarchie-etat-et-utopie-de-robert-nozick/#comments Tue, 15 Jan 2013 18:40:04 +0000 http://libertarianisme.wordpress.com/?p=317 Continuer la lecture ]]> Robert_nozickRobert Nozick (1938-2002), est un philosophe américain connu pour avoir participé à la formulation du libertarianisme moderne. Dans son ouvrage le plus connu, Anarchie, État et utopie, il y défend la notion d’État minimal, expliquant qu’un tel État est justifié, mais ne l’est plus dès lors qu’il acquière d’autres fonctions.

Dans la première partie, Nozick présente sa théorie des droits, basée sur la règle morale de Kant qui consiste à toujours considérer les individus comme une fin et non comme un moyen. Il y présente diverses réflexion philosophiques, comme la « machine à expérience » (une machine comme celle du film Matrix où l’individu est plongé dans un univers virtual) qu’il utilise pour réfuter l’utilitarisme.

L’auteur se place ensuite dans le cadre de l’anarchie libertarienne, avec ses associations protectrices et discute des relations et des conflits entre ces associations. Son premier argument en faveur d’un État minimal est que, de fait, une agence de protection finira par occuper une position dominante. Il explique ensuite, qu’une telle association pourra imposer son système de justice aux autres (ceux qui ne sont pas ses clients), sans pour autant violer les droits des individus. Pour justifier cela, il explique sa théorie des risques et justifie ainsi un « droit à avoir sa culpabilité évaluée par des méthodes fiables ».

Ensuite, Nozick discute des rôles supplémentaires souvent attribués à l’État, qui dépassent celui de simplement rendre la justice, et montre en quoi ces interventions de l’État sont illégitimes. En particulier, il montre que l’intervention de l’État pour la « justice sociale » est incompatible avec le respect des droits des individus.

Enfin, il présente sa vision d’une utopie dans laquelle plusieurs sociétés pourraient cohabiter. Chacun serait soumis aux règles de sa communauté mais pourrait choisir d’émigrer vers une autre communauté s’il n’est pas satisfait des règles. Ainsi, il pourrait y avoir des communauté communistes avec une distribution collective de la richesse, mais où l’adhésion à la communauté elle-même serait libre. Cette utopie propose donc une solution « libertarienne à grand échelle » pour la cohabitation de communautés rejointes librement par les individus.

Si vous êtes « débutant » et que vous souhaitez découvrir le libertarianisme, je vous conseille plutôt l’Éthique de la liberté de Murray Rothbard, plus facile à comprendre.


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Harmonies économiques, de Frédéric Bastiat https://libertarianisme.fr/2013/01/14/harmonies-economiques-de-frederic-bastiat/ https://libertarianisme.fr/2013/01/14/harmonies-economiques-de-frederic-bastiat/#comments Mon, 14 Jan 2013 21:50:18 +0000 http://libertarianisme.wordpress.com/?p=310 Continuer la lecture ]]> Harmonies economiquesNous avons déjà présenté Frédéric Bastiat, célèbre économiste libertarien français (même si le terme « libertarien » est anachronique, les libéraux de l’époque se désignant simplement sous le nom d’ « économistes »). Harmonies économiques est son ouvrage principal, publié en 1850, dans lequel il explique sa pensée économique.

Ce livre est très facile à lire, écrit dans un Français non technique accessible à tous. Bastiat y expose les principes de base de l’économie (les besoins, les satisfactions, le travail, les échanges). Il discute ensuite de la notion de valeur en économie et présente sa vision de l’économie : « Les services s’échangent contre les services. » Il réfute ensuite la vision de la valeur-travail, inventée par d’Adam Smith et reprise par les communistes, et celle de la valeur matérielle. En particulier, il explique en quoi cela permet de légitimer la propriété, et en quoi la rente de la terre et l’intérêt du capital sont eux aussi légitimes. Il montre ensuite comment le progrès technique et la division du travail diminuent sans cesse la valeur (en terme d’heures de travail pour acheter) des biens et services, les efforts étant de plus en plus remplacés par les forces de la nature (grâce à la machine à vapeur par exemple). Enfin, il y discute les bienfaits de la concurrence, souvent critiquée à l’époque, mais finalement source d’augmentation du pouvoir d’achat pour tous.

Le lecteur impatient préférera sans doute lire « le very best-of de Frédéric Bastiat ». Notez que tous les écrits de Bastiat sont dans le domaine public, et peuvent donc être lus gratuitement sur Internet (mais bien sûr sont également édités).


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https://libertarianisme.fr/2013/01/14/harmonies-economiques-de-frederic-bastiat/feed/ 2 almacha Harmonies economiques
Le « very best-of » de Frédéric Bastiat https://libertarianisme.fr/2012/11/06/le-very-best-of-de-frederic-bastiat/ https://libertarianisme.fr/2012/11/06/le-very-best-of-de-frederic-bastiat/#comments Tue, 06 Nov 2012 21:40:47 +0000 http://libertarianisme.wordpress.com/?p=16 Continuer la lecture ]]> Le libéralisme, ou libertarianisme, est l’idée que le rôle de l’Etat devrait se limiter à rendre la justice et assurer la sécurité, et que tout le reste devrait être laissé à la liberté des individus.

Aux USA, le Libertarian Party http://www.lp.org/ est le troisième plus grand parti (même s’il n’obtient que 1% des voix) et est représenté par Gary Johnson à ces élections.

Pourtant, il ne s’agit pas là d’une idée venant des USA. En France, Frédéric Bastiat par exemple, un économiste ayant vécu au XIXème siècle, a très clairement expliqué ces idées. Comme ces idées ne sont pas vraiment représentées en France aujourd’hui par un parti politique, certains ont eu l’idée d’organiser en 2012 une fausse campagne électorale pour lui : http://bastiat2012.fr/.

À cette occasion, ils ont publié un recueil de ses meilleurs textes : “Le « very best-of » de Frédéric Bastiat”. Un livre très intéressant et accessible à tous car les explications de Frédéric Bastiat sont toujours très claires et ne nécessitent pas de connaissances en économie. On peut lire gratuitement l’intégralité de ce livre en ligne : http://www.institutcoppet.org/2012/03/04/le-very-best-of-de-frederic-bastiat/


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https://libertarianisme.fr/2012/11/06/le-very-best-of-de-frederic-bastiat/feed/ 4 almacha CouvBastiatV4-230x300
Pulp Libéralisme https://libertarianisme.fr/2012/11/06/pulp-liberalisme/ https://libertarianisme.fr/2012/11/06/pulp-liberalisme/#comments Mon, 05 Nov 2012 23:00:17 +0000 http://libertarianisme.wordpress.com/?p=50 Continuer la lecture ]]>

Pulp Libéralisme est un livre qui présente les idées libérales et réfute les idées reçues sur le libéralisme, le tout agrémenté d’anciennes BD dont les bulles ont été réécrites par l’auteur. La lecture est très agréable et accessible à tous sans connaissances préalables.

Il est composé de 36 parties réfutant chacune une idée reçue. Ce livre s’adresse « à une personne apolitique souhaitant découvrir le vrai libéralisme, à des années lumières des caricatures de ses adversaires comme de ses faux-amis », mais également au libéral en herbe pour consolider ses connaissances.

Prix indicatif : 34 €

Plus d’infos ici


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